Le KINTSUGI (« jointure en or » en japonais) est un art ancestral japonais. Il consiste à réparer un objet brisé en soulignant ses lignes de failles par un mélange de résine et de poudre d’or. Cette technique implique de la patience, de la délicatesse et un environnement propice (pour le séchage). Le KINTSUGI ne répare pas les cassures en les cachant, au contraire, cet art permet de « sublimer » ces cassures, il redonne de l’importance au vécu de l’objet et aux accidents qu’il a subi. C’est une philosophie qui incite à accepter les objets du quotidien avec leurs défauts tout en les sublimant, c’est une ode à la fragilité, l’idée que la vulnérabilité n’est pas forcément une faiblesse mais peut se transformer en quelque chose de plus beau.
On peut facilement se représenter la métaphore de la reconstruction de l’estime de soi. C’est d’ailleurs le message philosophique principal du KINTSUGI. Réparer les blessures en les sublimant.Le KINTSUGI est un symbole de résilience. Nous dirons même un symbole d’advenance, terme élaboré par le Dr Patrick Lambert. La résilience correspondant au fait de restaurer la psyché identique à avant l’effraction (traumatisme), l’advenance,« un concept pour nommer ce qui advient et transforme ». La transformation positive de l’individu traumatisé –https://www.e3pi.fr/actualites/advenance/

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